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Présentation Hasselblad 503CX

Coucou les gens !

Ah la la ! Aujourd’hui, je vous présente un de mes jouets le plus précieux, le plus chou, le plus badass aussi. Il est réputé mondialement pour péter le dos mais c’est pour la bonne cause.

Il fait partie des catégories sumo dans les appareils photos. C’est pas le plus lourd mais il est pas mal dans son genre 🙂

Histoire ce mon 503 CX

Cet Hasselblad a une chouette histoire pour moi et j’ai envie de la partager. Avant de le rencontrer, je faisais pas mal de numérique et notamment des mariages. Pendant la saison, je bossais quasi tous les week-ends (en plus de mes semaines !). J’aimais bien les mariages mais pas comme on m’imposait de les faire à l’époque. Je crois d’ailleurs que cette cadence et les cadrages et plans imposés avaient fini par me dégoûter du numérique.
Je faisais aussi de l’argentique mais de façon plus timide et ponctuel.


Et, un jour, je suis allée à la Cinébrocante qui a lieu chaque année à Lyon 8ème. Et, je l’ai vu à un stand. Je l’ai vu lui et pas un autre. Mon regard est resté sur lui. Le vendeur l’a ouvert et la lumière du dépoli m’a ébloui. Et je sais pas, je suis tombée amoureuse. Il m’a fait un prix vraiment pas dégueu et sur un coup de folie, je l’ai acheté ! J’ai revendu tout mon parc numérique (un Canon 7D et 2 objectifs) pour acheter ce Blad et, depuis ce jour, je n’ai plus jamais refait de numérique !

Je n’ai jamais regretté. Jamais.

Je ne vais pas vous le présenter comme un appareil révolutionnaire mais quand je l’ai eu, ça m’a fait comme lorsqu’Harry Potter choisit sa baguette magique. Un truc s’est passé. Et je souhaite à tou.t.e.s les photographes qui regarderont cette vidéo de vivre ce petit truc qui ne se décrit pas mais se vit vraiment.

Présentation

Apparu en 1989, le 503 CX est une évolution assez minime du 500 C/M. Il est un peu plus anguleux que son prédécesseur.
La différence tient surtout dans la cellule au silicium qui se trouve au fond de la chambre, et qui permet la mesure TTL au flash.
La visée se fait sur le dépoli du viseur capuchon, ou à travers un viseur à prisme redresseur (intégrant une cellule étalonnée en EV sur le modèle présenté).


L’appareil présenté ici est équipé du Zeiss Distagon 80 mm f4.7
Appareil reflex mono-objectif moyen-format, avec objectif, magasin (dos), verre de visée et viseur interchangeables, ce qui, joint à une large gamme d’accessoires, lui confère souplesse et universalité d’emploi. Le 500 C/M est produit à partir de 1970. Il se différencie de son prédécesseur le 500 C (1956) par son verre de visée amovible et interchangeable.

Le concept du boîtier Hasselblad est un cube, sur chaque face duquel vient se greffer un organe :

Chaque objectif est monté sur un obturateur SYNCHRO COMPUR offrant les vitesses de 1 seconde à 1/500ème et la pose B. La visée se faisant à travers l’objectif, un obturateur secondaire (volet double) masque la fenêtre de prise de vue et ne s’ouvre que pendant le déclenchement, en même temps que se relève le miroir.

Enfin, les dos sont munis d’un volet coulissant qui doit être en place pour pouvoir déposer le dos, mais dont  la présence bloque le déclenchement. Ainsi toutes les sécurités sont prévues pour éviter les erreurs de manipulation, notamment, les doubles-expositions.

Le magasin standard permet 12 vues de 6x6cm sur film 120. Il existe des magasins pour le format 4,5x6cm (18 vues), pour 24 vues 6×6 sur film 220, ou pour 70 vues 6×6 sur cartouches de film perforé de 70mm. Un dos Polaroïd est aussi disponible mais ça, c’est une sacré aventure !

L’objectif ne peut être déposé ou remonté que si le boîtier et l’objectif sont armés. Il y a risque de blocage du mécanisme si cette condition n’est pas remplie, notamment lors du montage ou démontage d’accessoires tels que bagues-allonge ou soufflet macro.

Petite astuce spéciale Hasselblad

De quelle année date votre appareil ? (code des dates des boîtiers et des magasins Hasselblad).

Les numéros de série des boîtiers et de magasins sont visibles lorsque le magasin est déposé. Ils commencent par deux lettres, qui correspondent à l’année de production de l’appareil, selon le code de correspondance suivante : V=1 – H=2 – P=3 – I=4 – C=5 – T=6 – U=7 – R=8 – E=9 – S=0
les lettres étant classées dans l’ordre : VHPICTURES (VH pour Victor Hasselblad, nom du créateur de la firme).

Enfin un détail des magasins est la présence de deux minuscules encoches en V au milieu du côté droit de la fenêtre de prise de vue. Sur les clichés ces deux encoches sont visibles, et lorsque un négatif est tiré « plein cadre » cette caractéristique permet de reconnaître que l’appareil de prise de vue est un « blad ».

J’espère que cet article vous a plu.

Faites de belles photos et prenez soin de vous 😉