Le Nadir

« En réalisant un sténopé du Nadir depuis le Transpalette, Myya Marques interroge la fonction de l’image contemporaine. Dispositif simple, le sténopé consiste à créer un appareil photographique rudimentaire dépourvu d’objectif classique. Ici, c’est le Transpalette même qui a été transformé le 29 octobre 2013 en camera obscura (chambre noire). L’image inversée qui s’est formée sur le mur fut ensuite fixée par l’artiste. Les conditions techniques expérimentales ont conduit à la fabrication d’une photographie « abstraite », ou du moins d’une représentation où le réel est comme tenu à distance, laissé en suspend. Au spectateur de se projeter dans cette photographie imposante, de percevoir dans ces lambeaux informes, une critique distanciée mais sensuelle de notre consommation de l’image contemporaine. Artiste à la pratique expérimentale, Myya Marques ne cesse d’interroger également ce qui fait art, ce qui conduit une image à s’inscrire dans le monde des objets tout en refusant de n’être qu’un simple visuel mais bien une prise de position exigeante sur les impasses de notre monde. »
Damien Sausset, Directeur artistique du centre d’art contemporain Le Transpalette, Bourges.

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« By making a Nadir pinhole from the Transpalette, Myya Marques questions the function of the contemporary image. A simple device, the pinhole is to create a rudimentary camera without a conventional lens. Here, it is the same Transpalette that was transformed on October 9, 2013 into a dark room. The inverted image that formed on the wall was then set by the artist. The experimental technical conditions led to the production of an « abstract » photography, or at least a representation where the real and as held at a distance, left in suspense. To the spectator to project himself into this imposing photograph, to perceive in his shapeless shreds a distanced yet sensual criticism of our consumption of the contemporary image. Artist experimental practice, Myya Marques continues to question also what makes art, which leads an image to be part of the world of objects while refusing to be a mere visual but a position statement demanding on the dead ends of our world. »
Damien Sausset, artistic director of the contemporary Art Center « Le Transpalette », Bourges.