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Comment fonctionne une lumière inactinique ?

La semaine dernière, nous avons fait un test à la con qui était de voir si le papier qui emballe les Babybel est inactinique ou non. Je ne vais pas vous spoiler mais un peu quand même ! Ce qu’il faut retenir de cette expérience, c’est que ce n’est pas parce qu’un machin est rouge, que cela est forcément inactinique. On va rentrer un peu plus dans les détails. 

Pour commencer, il faut savoir que la lumière inactinique n’est pas seulement utilisée dans le domaine de la photographie argentique. Par exemple, elle est utilisée dans les zoos ou dans les laboratoires de recherche pour observer certains animaux nocturnes. 

Par ailleurs, inactinique ne signifie pas forcément qu’une lumière est rouge ! Et vice-versa mais ça, on l’a bien vu 🙂 

D’ailleurs, j’ai lu que certains photographes préféraient les lumières inactiniques jaune-vert à celles qui sont rouges. Pourquoi ? Parce que le rouge augmente visuellement les contrastes de l’image et peut donc fausser l’appréciation du photographe pendant la montée des gris sur le papier, dans le bain de révélation. J’ai pu lire également que la lumière jaune-vert semble être moins fatigante pour les yeux selon le temps passé en labo. 

Le secret d’une lampe inactinique réside dans comment elle filtre la lumière. En effet, tout est une histoire de longueur d’ondes. Je m’explique ! Le spectre lumineux est gigantesque et découpé en plusieurs groupes. Cf images

La plupart des papiers photosensibles orthochromatiques (noir et blanc) sont insensibles à la lumière dont la longueur d’ondes vacillent de 580nm à 650nm. Ce qui correspond, dans le domaine du visible de l’homme, au rouge.

Pourquoi les lampes arrières de vélo sont bien souvent inactiniques pour la photo argentique ?

Et bien c’est simple à comprendre maintenant 🙂 La différence entre une LED et une ampoule vient des longueur d’ondes d’émission. Une ampoule rouge (à l’ancienne) ou une ampoule derrière une vitre rouge est une lumière polychromatique (mélange de longueurs d’ondes) filtrée.

Or un filtre n’est jamais parfait et laisse passer des longueurs d’ondes actiniques même en faible quantité. Une LED émet une lumière monochromatique, autrement dit une seule longueur d’onde. C’est pourquoi, la LED rouge est théoriquement l’éclairage inactinique parfait.

Chaque lampe est faite pour un type de papier en particulier.

En théorie et j’insiste bien sur le terme « théorie », chaque lampe est faite pour un type de papier en particulier. Si vous comprenez et lisez l’anglais, il y a un fichier pdf de chez Kodak qui l’explique justement. Je vous mets le lien en description pour ceux que ça intéresse. Cela signifie que chaque papier a une amplitude inactinique différente. Par exemple, il semblerait que la sensibilité du papier Polymax II RC aille jusqu’à 550 nm.

Et je ne vous parle même pas de s’il est périmé ou non ce qui change également les facteurs. Le choix du révélateur change également les paramètres. Par exemple, toutes les indications données  dans mes vidéos jusqu’à maintenant, sont valables uniquement si vous utilisez un révélateur aux sels d’argents ou du caffenol. Si vous êtes joueur et que vous faites votre révélateur avec des plantes (style menthe etc), vous pouvez oublier tout ça sinon vous voilerez votre papier ! L’inactinique des plantes n’étant pas le rouge mais le vert.

Bref, faites des tests !

C’est important. Et l’idéal est de placer sa source lumineuse à 1,20m de vos bacs afin d’éviter tous risques de voilage. Ne faites donc pas comme moi, en collant votre source lumineuse au papier. C’est très brutal et pas franchement productif !

Sur tout papier photo orthochromatique, toute lampe rouge mérite d’être essayée afin de réaliser un test d’inactinisme d’environ 15 à 20 minutes d’exposition. C’est bête comme chou, il faut:

1. Le noir total

2. Une feuille de papier photo N&B vierge de toute exposition

3. De quoi masquer le papier pendant l’exposition à la lumière rouge à tester

4. Révéler et fixer le papier dans le noir après le test 

Bonnne journée à tou.te.s !

Sources : 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lampe_inactinique

https://forum.nikonpassion.com/index.php?topic=882.0

https://forum.led-fr.net/viewtopic.php?t=1511

http://35mm-compact.com/forum/viewtopic.php?t=15404

https://www.intelli-bio.com/fr/equipements/laboratoire/lampe-rouge-inactinique-animalerie

https://www.kodak.com/uploadedfiles/motion/US_plugins_acrobat_en_motion_products_filter_K4_Safelight_1106.pdf

http://35mm-compact.com/forum/viewtopic.php?t=58705&f=92

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Est-ce que l’emballage des Babybel est inactinique ?

Bonjour les gens,

Aujourd’hui, on répond à la question d’un abonné : est-ce que l’emballage du Babybel est inactinique ? 

Alors, à votre avis ? Oui ou non ? 🙂

Miniature de ma vidéo YouTube

Bonne journée à tou.te.s !

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Le « stand development » c’est quoi ?

C’est lorsqu’on développe une pellicule dans une solution très diluée sans effectuer d’agitations (comme tu as pu le voir sur la chaîne). C’est-à-dire qu’on va laisser le révélateur agir de manière ‘naturelle’ sans intervenir ou presque.

Cette technique est ultra vieille. Elle était déjà utilisée en 1882 par Wratten et Wainwright. Mais c’est surtout avec Eugène Atget et William Mortensen que ce procédé se popularise. Mais pourquoi un tel engouement ? Parce que ce développement lent est simple à exécuter et donne des images pleine de finesse. 

Le révélateur le plus connu pour ce procédé est le Rodinal. C’est THE révé pour faire du stand développement. Ici, vous verrez du stand dev avec du Caffenol.

C’est le procédé idéal lorsque vous vous amusez à jouer sur les ISO d’une même pellicule ou que vous souhaitez développer plusieurs pellicules qui n’ont pas la même sensibilité ISO. 

Mais qu’est-ce qu’il se passe réellement dans la cuve de développement ? Tout d’abord, il faut bien noter qu’il y a une grande différence avec une révélation classique. La chimie étant moins diluée, le développement va être beaucoup plus rapide (5 à 10min). On va agiter le cuve afin de faire pénétrer le produit rapidement et ne pas risquer le surdéveloppement justement. Dans le stand development, c’est très différent. Les 15 premières minutes, la magie va concentrer ses efforts sur les hautes lumières. Le reste du temps, la chimie va travailler avec minutie révélant tous les petits grains des tons moyens ou foncés pour donner une image très fine 🙂

Quels sont les avantages ? 

Comme dit précédemment, le développement est plus doux.

Il est plus simple qu’un développement classique puisqu’il n’y a pas à se soucier d’effectuer des agitations toutes les 30 secondes pendant un temps très limité. On agite au début et à la fin et c’est tout !

Ce procédé est idéal lorsque tu souhaites développer une pellicule inconnue (une marque introuvable, dont tu ne connais pas le process de révélation), perdue dans les placards depuis des années. Ou encore pour toutes les pellicules périmées depuis des lustres !

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Test appareil photo moyen format : Hasselblad 503CX

Coucou les gens !

Ah la la ! Aujourd’hui, je vous présente un de mes jouets le plus précieux, le plus chou, le plus badass aussi. Il est réputé mondialement pour péter le dos mais c’est pour la bonne cause. 

Il fait partie des catégories sumo dans les appareils photos. C’est pas le plus lourd mais il est pas mal dans son genre 🙂

Cet Hasselblad a une chouette histoire pour moi et j’ai envie de la partager. Avant de le rencontrer, je faisais pas mal de numérique et notamment des mariages. Pendant la saison, je bossais quasi tous les week-ends (en plus de mes semaines !). J’aimais bien les mariages mais pas comme on m’imposait de les faire à l’époque. Je crois d’ailleurs que cette cadence et les cadrages et plans imposés avaient fini par me dégoûter du numérique. 

Je faisais aussi de l’argentique mais de façon plus timide et ponctuel.

Et, un jour, je suis allée à la Cinébrocante qui a lieu chaque année à Lyon 8ème. Et, je l’ai vu à un stand. Je l’ai vu lui et pas un autre. Mon regard est resté sur lui. Le vendeur l’a ouvert et la lumière du dépoli m’a ébloui. Et je sais pas, je suis tombée amoureuse. Il m’a fait un prix vraiment pas dégueu et sur un coup de folie, je l’ai acheté ! J’ai revendu tout mon parc numérique (un Canon 7D et 2 objectifs) pour acheter ce Blad et, depuis ce jour, je n’ai plus jamais refait de numérique ! Je n’ai jamais regretté. Jamais. 

Je ne vais pas vous le présenter comme un appareil révolutionnaire mais quand je l’ai eu, ça m’a fait comme lorsqu’Harry Potter choisit sa baguette magique. Un truc s’est passé. Et je souhaite à tou.t.e.s les photographes qui regarderont cette vidéo de vivre ce petit truc qui ne se décrit pas mais se vit vraiment.

Apparu en 1989, le 503 CX est une évolution assez minime du 500 C/M. Il est un peu plus anguleux que son prédécesseur.

Astuce : de quelle année date cet appareil ? (code des dates des boîtiers et des magasins Hasselblad).

Les numéros de série des boîtiers et de magasins sont visibles lorsque le magasin est déposé. Ils commencent par deux lettres, qui correspondent à l’année de production de l’appareil, selon le code de correspondance suivante : V=1 – H=2 – P=3 – I=4 – C=5 – T=6 – U=7 – R=8 – E=9 – S=0

Les lettres étant classées dans l’ordre : VHPICTURES (VH pour Victor Hasselblad, nom du créateur de la firme).

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Bilan Vlog tirage argentique

Bonjour les gens !

Aujourd’hui, on va faire un petit bilan de cette aventure tirage ! Nous allons voir ensemble ce qu’il est bon de faire et ce qu’il vaut mieux éviter.

Comme vous avez pu le voir, il ne faut pas un matériel fou pour faire du tirage mais on a besoin de quelques bases : un agrandisseur, des bacs de développement, du papier et une lampe inactinique (celle de votre vélo peut faire l’affaire -cf la vidéo en question-). Le reste est un + à ne pas négliger : notamment la fameuse scoponet ! J’ai vraiment galéré sans et je la mettrai presque dans les essentiels à avoir. A contrario, j’estime que la plaque de verre est un + parce que quelques bouts de scotch papier m’ont suffi pour assurer une bonne fixation du papier. C’est une action plus longue mais efficace ! 

Comme nous avons pu également le constater, prendre son temps est ESSENTIEL pour faire du tirage. Si tu t’attends à ‘torcher’ ce genre de pratique en 1h, tu peux oublier. Et ce, même en connaissant par coeur ton matériel, ton papier et tes produits. Il faut accepter d’être lent.e dans cette approche, surtout si comme moi, vous devez apprivoiser un nouveau matériel et un nouveau papier.

Mon seul regret (bien qu’il ne faut jamais avoir de regrets dans la vie !), c’est d’avoir commencé par la photo de la Place Saint-Marc à Venise. J’ai souvent la volonté d’agir avec symbolique et instinct, ce qui me complique souvent la tâche. La preuve en est avec cette image.

Il est vraiment préférable de débuter le tirage avec une image « simple ». Qu’est-ce que j’entends par là ? Une image qui aura peu d’informations, peu de changement de lumière. Une image assez uniforme en somme. Par exemple, dans mes 6 images tirées (7 en réalité), j’aurai dû commencer le tirage par celle de la grue (ou ce qui s’apparente à une grue -je ne me souviens plus du nom-). Parce qu’elle est simple dans sa composition et ne possède pas de zones très sombres et de zones très claires qui compliqueraient le tirage. 

Soyez simple pour être efficace !

Mon conseil le plus important avant tout ce que je viens de vous dire est le suivant : Amusez-vous ! Si vous prenez du plaisir à faire ce que vous faites, votre créativité décuplera et le tirage ne vous fera plus peur. Comme je vous l’ai dit dans plusieurs vidéos, les échecs auront beau être fréquents, apprenez d’eux et félicitez-vous des heureux accidents.

Je vais vous sortir une phrase pourrie ultra connue : «  C’est avec le négatif qu’on développe le positif ». Oui je sais mais elle est assez juste malgré tout 🙂

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Vlog tirage argentique

Tout est parti d’un concours photo

Poltred a lancé un concours photo argentique appelé « one roll ». Le principe est simple. Tu es libre sur la thématique mais tu dois rendre une planche contact et 6 tirages argentiques 13x18cm issus de cette même planche contact. Pour être franche, je ne comptais pas y participer jusqu’à ce que je me procure un labo photo (presque) complet pour une somme dérisoire. J’ai vu dans ce concours un prétexte pour reprendre le tirage argentique tel que j’avais pu le voir furtivement en école.

Pourquoi participer ?

Avant de me faire mitrailler de commentaires négatifs (et non constructifs), je dois d’abord vous expliquer le pourquoi du comment j’en suis venue à vous partager cette expérience.

Pendant 4 jours, du matin jusqu’au soir, je me suis enfermée dans ma salle de bain afin de renouer des liens avec le tirage argentique. Cette série de vidéos n’a pas été la plus simple pour moi à monter. Vous allez voir beaucoup d’échecs et ma tête sous un autre jour. Contrairement à tout ce qu’on voit sur la toile (et encore plus sur Youtube !), je voulais vous montrer que NON, on arrive pas à « être » photographe sans vivre des difficultés. Tout comme on ne court pas un marathon sans préparation. Je voulais vous montrer l’envers du décor. Les galères qu’on peut avoir, les doutes qui nous submergent et tout ce qui fait qu’on va essayer de se mêler dans la masse plutôt que de révéler sa personnalité. Par peur des haters, par peur de toutes celles et ceux qui aiment que les choses restent comme ils les ont toujours connu.

Comme je vous l’ai déjà exprimé plusieurs fois sur la chaîne, je suis issue d’une formation artistique et non photographique. Ce point est très important ! Cela explique également mon approche de la photo et ma manière de vous la présenter ici. 

Un parti pris

Lorsque je me suis lancée dans ce concours, j’ai volontairement fui toutes sources instructives : livres, vidéos tutos et autres. Pourquoi ? Parce que je voulais partir de rien et laisser faire ma mémoire et ses trous noirs. Tout comme lorsque j’achète un appareil photo, je ne cherche jamais le mode d’emploi, je le manipule dans tous les sens et j’expérimente à fond. Au prix de nombreux échecs et d’images ratées. Je ne dis pas que c’est la meilleure façon d’appréhender le monde mais c’est ma manière à moi de fonctionner. Et si je vous explique tout ceci, c’est pour que vous compreniez l’ensemble de ma démarche dans ces vidéos.

Bien sûr qu’en regardant ces vidéos, j’ai eu envie de me hurler la solution ! De me dire « Mais bon sang que t’es con ! Ouvre tes yeux ! C’est ton domaine et tu sais même pas ça ?! »

Cette série de vidéos n’est pas tout à fait un tuto sur le tirage argentique même si je vous conseille sur quelques petites choses. Si vous avez besoin de mettre des mots sur tout ce qui va suivre, alors voyez le comme un « vlog ».

J’espère en tout cas que l’ensemble vous plaira et vous apportera quelque chose qui, à mon sens, va même au delà de la démarche photographique. 

Je vous dis à très bientôt par ici ou sur Youtube et, vous savez ce qu’il vous reste à faire 😉

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5 conseils pour l’achat d’un appareil photo réflex d’occasion

Il y a des points très importants à vérifier avant d’acheter un appareil photo argentique d’occasion.

Déjà, c’est bien de commencer par regarder l’état esthétique de l’appareil. « Propre » est généralement synonyme de « bien entretenu ». 

Une fois qu’on a fait le tour, on peut tourner toutes les molettes afin de bien vérifier qu’elles s’actionnent sans accrocs.

S’il est équipé d’une cellule, il faut prendre le temps de vérifier qu’elle fonctionne bien. Si tu vois que la petite aiguille ne réagit pas, c’est sans doute que la pile est usagée.

Quand tu ouvres l’appareil, tes yeux doivent en priorité se porter sur les mousses tout autour de l’intérieur. Il faut voir si ces dernières ne sont pas vertes (auquel cas, ça voudra dire que l’appareil a pris l’humidité sévère !). Si les mousses sont un peu écrasées mais semblent aller bien, on peut continuer.

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Est-ce qu’une lampe vélo peut faire office de lumière inactinique ?

C’est la question que je me suis posée et je te laisse voir le résultat après expérience 😉 Est-ce que le rouge d’une lampe vélo est inactinique pour le papier photosensible ?

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Comment développer une pellicule au Caffenol ?

Voici les différentes étapes pour développer une pellicule au Caffenol. Les explications sont dans la vidéo ci-dessous.

Par contre, le procédé diffère un peu par rapport à un développement avec un révélateur classique. Mais c’est pour la bonne cause et ce révélateur est vraiment une alternative excellente. Je n’utilise plus que le Caffenol dans mon activité photographique.

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Comment ouvrir une pellicule et l’insérer dans la spire ?

Aujourd’hui, je vous montre en pleine lumière comment on ouvre une pellicule et comment on l’insère dans une spire de développement. Attention ! Tout ça est à faire dans le noir complet !