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Paxette : chouette ou pas chouette !

Avant de commencer à parler de cet appareil, le Paxette. Je tiens à préciser que mon avis est totalement subjectif. J’avais envie de vous raconter une petite histoire. 

J’ai acheté ce Paxette l’été dernier. Je le trouvais beau et son prix n’était pas excessif alors je l’ai pris. Oui parfois (ça reste rare quand même !), j’achète de petits appareils par pure esthétisme. Et bien, entre lui et moi, ça ne s’est pas très bien passé.

Cet appareil m’a valu de belles prises de tête ! Je l’ai trouvé d’un compliqué ! Il n’est évidemment pas du tout fait pour les débutants. Et même avec plusieurs années d’expériences, il m’a clairement agacé. Et ça s’est vu dans les résultats d’images que vous verrez. Je n’ai pas réussi à le maîtriser correctement et j’ai beau être persévérante, je n’ai pas voulu faire une seconde pellicule avec. Quand le lien ne se fait pas, y’a rien à faire. Enfin moi, c’est comme ça que ça fonctionne en tout cas.

Tout se joue sur l’objectif. Même le déclenchement. 

Comme vous le savez si vous connaissez la chaîne, j’aime bien découvrir l’appareil par moi-même sans regarder un manuel. Alors je l’ai tripoté un long moment avant de cerner la bête. Ce que j’ai aimé c’est son ouverture. Il s’ouvre par le dessous à l’aide d’une vis que l’on tourne et tout un élément se détache pour pouvoir installer la pellicule. J’ai trouvé ce système sympa. Une fois la pellicule insérée et la vis bien fermée, on peut partir à l’aventure et quelle aventure !

Ce que j’ai apprécié également, c’est le système de décompte des négatifs. Il est plutôt chouette.

Truc relou au possible : la bague de distance fait souvent bouger la bague de l’ouverture et du coup, ça fait foirer les images. Je ne m’en suis pas rendue compte tout de suite donc j’ai des clichés flous. Pour palier ce problème, il faut donc régler l’ouverture en dernier !

La cellule, parce qu’il semble il y en avoir une, je ne l’ai pas comprise. Je ne vais pas vous mentir. J’ai utilisé ma cellule Gossen par prudence. Parce que l’indication via la pastille intérieure était beaucoup trop aléatoire pour moi.

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Test appareil photo moyen format : Hasselblad 503CX

Coucou les gens !

Ah la la ! Aujourd’hui, je vous présente un de mes jouets le plus précieux, le plus chou, le plus badass aussi. Il est réputé mondialement pour péter le dos mais c’est pour la bonne cause. 

Il fait partie des catégories sumo dans les appareils photos. C’est pas le plus lourd mais il est pas mal dans son genre 🙂

Cet Hasselblad a une chouette histoire pour moi et j’ai envie de la partager. Avant de le rencontrer, je faisais pas mal de numérique et notamment des mariages. Pendant la saison, je bossais quasi tous les week-ends (en plus de mes semaines !). J’aimais bien les mariages mais pas comme on m’imposait de les faire à l’époque. Je crois d’ailleurs que cette cadence et les cadrages et plans imposés avaient fini par me dégoûter du numérique. 

Je faisais aussi de l’argentique mais de façon plus timide et ponctuel.

Et, un jour, je suis allée à la Cinébrocante qui a lieu chaque année à Lyon 8ème. Et, je l’ai vu à un stand. Je l’ai vu lui et pas un autre. Mon regard est resté sur lui. Le vendeur l’a ouvert et la lumière du dépoli m’a ébloui. Et je sais pas, je suis tombée amoureuse. Il m’a fait un prix vraiment pas dégueu et sur un coup de folie, je l’ai acheté ! J’ai revendu tout mon parc numérique (un Canon 7D et 2 objectifs) pour acheter ce Blad et, depuis ce jour, je n’ai plus jamais refait de numérique ! Je n’ai jamais regretté. Jamais. 

Je ne vais pas vous le présenter comme un appareil révolutionnaire mais quand je l’ai eu, ça m’a fait comme lorsqu’Harry Potter choisit sa baguette magique. Un truc s’est passé. Et je souhaite à tou.t.e.s les photographes qui regarderont cette vidéo de vivre ce petit truc qui ne se décrit pas mais se vit vraiment.

Apparu en 1989, le 503 CX est une évolution assez minime du 500 C/M. Il est un peu plus anguleux que son prédécesseur.

Astuce : de quelle année date cet appareil ? (code des dates des boîtiers et des magasins Hasselblad).

Les numéros de série des boîtiers et de magasins sont visibles lorsque le magasin est déposé. Ils commencent par deux lettres, qui correspondent à l’année de production de l’appareil, selon le code de correspondance suivante : V=1 – H=2 – P=3 – I=4 – C=5 – T=6 – U=7 – R=8 – E=9 – S=0

Les lettres étant classées dans l’ordre : VHPICTURES (VH pour Victor Hasselblad, nom du créateur de la firme).

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5 conseils pour l’achat d’un appareil photo réflex d’occasion

Il y a des points très importants à vérifier avant d’acheter un appareil photo argentique d’occasion.

Déjà, c’est bien de commencer par regarder l’état esthétique de l’appareil. « Propre » est généralement synonyme de « bien entretenu ». 

Une fois qu’on a fait le tour, on peut tourner toutes les molettes afin de bien vérifier qu’elles s’actionnent sans accrocs.

S’il est équipé d’une cellule, il faut prendre le temps de vérifier qu’elle fonctionne bien. Si tu vois que la petite aiguille ne réagit pas, c’est sans doute que la pile est usagée.

Quand tu ouvres l’appareil, tes yeux doivent en priorité se porter sur les mousses tout autour de l’intérieur. Il faut voir si ces dernières ne sont pas vertes (auquel cas, ça voudra dire que l’appareil a pris l’humidité sévère !). Si les mousses sont un peu écrasées mais semblent aller bien, on peut continuer.

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La lomokino, un appareil trop cool !

La lomokino est un petit appareil qui te permet de réaliser des films avec de simples pellicules 24×36.
Le process est fastidieux mais le résultat en vaut la chandelle. J’ai passé 1 an à filmer tout ce qui me venait sous les yeux. Ça, c’était pas le plus long. Une pellicule de 36 poses dure à peine quelques secondes dans ce petit boîtier. Le plus fastidieux est la post production. Il faut développer la pellicule, la scanner et ensuite « découper » chaque image de la pellicule. On utilise ensuite un logiciel qui va les assembler et les animer. C’est un travail vraiment titanesque et pendant 1 bonne année, j’ai quasiment fait que ça !

A l’époque, une artiste que j’admire était venue à l’école. Elle s’appelle Marie Losier et réalise des films entièrement en argentique à l’aide d’une Bolex. J’étais totalement ébahie par la beauté de son travail et la qualité d’images qui ressortaient de ses réalisations. Je vous conseille vivement d’aller voir son travail si vous aimez l’argentique 😉

Si tu as envie de faire de courts films à moindre coût, alors cet appareil est fait pour toi ! Il est assez petit et léger, car tout en plastique. (Petit aparté, je suis pas sponsorisée par la marque et si, d’ailleurs, tu connais d’autres marques qui proposent ce genre de petits appareils, hésite pas à nous en faire part en dessous.)
Après, il n’a pas que des avantages hein. Qui dit petit appareil en plastique, dit appareil un peu fragile ! Durant mon année d’utilisation intensive, ma lomokino m’a lâché donc j’ai dû en racheter une. Mais, elle aura quand même tenu une bonne cinquantaine de pellicules je pense. Ce qui est déjà pas mal !

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La lomography, c’est quoi ?

Aujourd’hui, j’aimerais te parler de la lomographie. Comme tu le sais déjà, je suis plutôt partisane des pratiques pauvres et donc, de produire des images avec peu.

L’histoire

A l’origine, Lomography est une boîte autrichienne qui a produit et vendu un appareil photo, le Lomo LC-A, appareil russe de 1983.
Lomography a permis de casser les codes de la photographie. Le lomo LC-A produisait des images très saturés en couleurs, avec un vignettage prononcé, une lumière pas forcément maîtrisée, etc. Les photos qui en ressortaient étaient soit disant d’une qualité médiocre, mais les admirateurs du boîtier revendiquaient les résultats.
Ce p’tit Lomo a vraiment ouvert la porte à une nouvelle approche photo. Une approche plus « sauvage » (on ne cadre pas par exemple) et plus hasardeuse. Finalement, c’est assez proche de la pratique du sténopé qu’on peut avoir 🙂

Les règles de Lomo

Voici les 10 règles de ce mouvement que je trouve assez chouette et qui bouscule un peu les moeurs classiques de la photo argentique :

1 – Emporte ton Lomo où que tu ailles (Take your Lomo everywhere you go)
2 – Utilise-le à n’importe quel moment — jour et nuit (Use it any time — day & night)
3 – La lomographie ne fait pas intrusion dans ta vie, elle en fait partie. (Lomography is not an interference in your life, but a part of it)
4 – Essaie la prise de vue sans viser (Try the shot from the hip)
5 – Approche-toi au plus près des objets que tu veux lomographier (Approach the objects of your lomographic desire as close as possible)
6 – Ne réfléchis pas (Don’t think)
7 – Sois rapide (Be fast)
8 – Tu n’as pas à savoir à l’avance ce que tu prends en photo (You don’t have to know beforehand what you captured on film)
9 – Ni par la suite (Afterwards either)
10 – Ne te préoccupe pas des règles ! (Don’t worry about any rules)
(source wikiki)

Ces 10 règles peuvent très bien s’appliquer à quiconque veut se mettre à la photo en règle générale.

Lomo aujourd’hui

Depuis que l’usine Lomo a repris en 1992, plein de modèles d’appareils ont vu le jour. J’en possède quelques-uns et j’aime beaucoup le rendu. Ils se sont également éclaté sur le design extérieur comme on peut le voir 🙂 La Sardina est mon modèle préféré. Très léger et passe-partout, je l’ai emmené à chacun de mes voyages. Je l’adore.
Ils ont également développé toute une gamme de pellicules avec des particularités colorimétriques. Je n’ai jamais testé parce que ça coûte un bras et demi et qu’il me reste encore des tonnes de pellicules chez moi. Mais je suis sûre que le rendu doit être sympa 🙂 Très contrasté et assez édulcoré. Ça doit donner un style vraiment chouette.

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Pablo, ma chambre 4×5 inch en LEGO

En 4ème année d’école d’arts, j’ai réalisé Pablo, une chambre 4×5 inch en LEGO. Ça m’a pris pas mal de temps à concevoir l’objet mais je me suis bien éclatée !

Les étapes

Il a d’abord fallu se procurer des LEGO et, saches que ça coûte un bras ! J’en ai acheté d’occasion (à Emmaus ou sur LeBonCoin par exemple) et j’en ai également acheté une boîte de briques en vrac en magasin de jouets. Le plus difficile à trouver a été les plaques LEGO. J’ai réussi à en trouver sur Ebay. Voilà pour ce qui est du matériel principal !

La structure c’était pas si simple à réaliser. Il fallait songer à un système de mise au point. C’est ainsi qu’est né le système coulissant que j’ai fait. Il fallait également penser à une ouverture arrière pour faire glisser les châssis à l’intérieur de l’appareil.

J’ai pas mal réfléchi à ce que j’allais prendre comme objectif. C’est là que m’est venue l’idée de partir sur un objectif de Polaroid. Car simple à mettre en place, il a un système qui permet de le visser sur n’importe quelle surface et il est relativement fin donc pratique. Je suis passée par Ebay pour prendre celui-ci. Pour appliquer l’objo à la surface, j’ai pris une plaque lego et il a fallu que je rabote les « teuteu » afin de lisser la plaque.

Le châssis

Pour le châssis de mise au point, j’ai tout simplement utilisé un châssis 4x5inch. J’ai percé la plaque métallique. Je suis ensuite allée voir un vitrier pour lui demander de me découper le verre dépoli que j’ai ensuite collé à mon châssis.

Pablo n’est pas collé ni isolé de la lumière

Les LEGOS ne sont pas collés. « Oh la la la ! Mais je suis dingue ! » Non, c’est un choix. J’aime bien l’idée de ne pas figer l’objet. Si, par la suite, je souhaite lui apporter des améliorations, je suis libre de le faire. Et je trouve ça plutôt chouette.

J’entends déjà certain.e.s me dire « Oh mais pourquoi tu n’as pas isolé à la lumière l’intérieur de ta chambre ? C’est stupide ! Il doit y avoir plein de fuites ! » Et bien c’est volontaire ! Je les voulais ces fuites ! Les LEGOS étant brillants, je savais par avance que la lumière allait se refléter de partout et circuler de manière folle à l’intérieur. J’étais impatiente de voir le résultat !