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Le must des trépieds

Coucou les gens,

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’un outil de travail qui a simplifié ma vie du jour au lendemain. Ce n’est pas un appareil photo ni une caméra mais tout simplement un trépied. Ce support peut sembler anodin pour certain.e.s mais il est bien pratique ! Tant pour photographier que pour filmer.

Il y a quelques semaines, j’ai contacté K&F Concept pour leur proposer un petit partenariat. Ils m’ont donc envoyé un trépied pour une durée indéterminée (haha !) en l’échange d’un article sur ce blog. Après l’avoir testé quelques jours, je vous fais un retour de cet objet qui en a vraiment dans le bidou !

Lorsque je l’ai ouvert pour la première fois, j’ai été surprise par sa taille. Plié, il est légèrement plus long qu’un trépied classique mais une fois déplié, il est immense ! Je vous montre une photo de moi à côté pour vous donner une idée.

L’immense trépied 🙂

Son avantage : le mode « géant » !

Il peut aller jusqu’à 2m40. Il touche presque mon plafond. Alors beaucoup me diront « Super mais quelle utilité ? » Eh bien moi j’en vois plusieurs. Tu peux faire un time-lapse d’une scène en vue de dessus par exemple. Ou moi qui ai une petite salle de bain, je sais que je vais m’en servir pour mes lives Twitch quand je ferai du développement ou du tirage photo. Je m’en suis même déjà servi pour montrer quelques vues de mon bureau lors de diverses sessions scan de pellicules.

Avec cette immense hauteur, j’ai pensé également à la possibilité de réaliser des photos d’architecture. C’est vrai que lorsqu’on fait des photos d’archi à notre hauteur, les lignes de perspective sont souvent complètement vrillées. Après, c’est sûr qu’on va pas shooter un building avec J Par contre, vous pourrez shooter de nuit avec un gros appareil bien solide (style un moyen format) au-dessus d’une foule. Je pense notamment à la fête des lumières qui a lieu tous les ans sur Lyon. Je tenterai peut-être l’expérience.

L’avantage de la tête sphérique

La tête sphérique et lisse offre des options infinies en terme de création. Je vous explique. Le sommet du trépied possède une plaque à dégagement rapide (bon jusqu’ici, normal). Il y a également un niveau à bulle qui permet de vérifier que votre installation est parfaitement droit. Ce qui peut être très important pour certaines images. Par ailleurs, la grande amplitude du trépied peut également entrer en jeu comme un avantage. Pour faire un plan ciné en 360. Ou réaliser des photos panoramiques.

Une chose que j’ai apprécié, c’est le réglage des pieds. Le système de déploiement et rangement des tubes du trépied est vraiment ingénieux et rapide. Il suffit de dévisser pour libérer le tube et le visser lorsque le tube est à la hauteur souhaitée. Une fois vissés, aucune chance qu’ils ne bougent. Les pieds sont en aluminium et on peut choisir leur angle de position à l’aide d’un bouton. C’est pas un truc qu’on retrouve dans d’autres marques de trépied. J’en ai plusieurs de plusieurs marques et je n’ai jamais vu ce type de réglage. Ici, les pieds peuvent être axés à 25, 50 ou 80 degrés ce qui permet plusieurs points de vue photographiques ou cinématographiques. Un des angles d’ailleurs permet de produire des images à ras le sol. Si vous aimez la macro photographie notamment, ce système devrait vous plaire !

Ce dont je ne vous ai pas parlé

Il y a une chose que je n’ai pas abordé dans cet article, c’est le monopode. Le trépied est doté d’un pied qui se détache et se transforme en monopode. Plutôt ingénieux comme concept si vous êtes fervent.e de cette option. Pour ma part, je n’utilise pas de monopode dans mon travail donc je ne pourrai pas vous en dire plus. Si ce n’est qu’une fois le pied extrait du trépied, il est très simple de visser la rotule du trépied sur le monopode. Donc pratique en somme.

Le monopode détachable

Le bilan

Je sais que j’ai encore pas mal de choses à découvrir avec ce trépied mais je sais également qu’il est un superbe compagnon de travail. En fonction de vos productions, les avantages seront différents. Pour ma part, les deux fonctionnalités que je vais utiliser (et que j’apprécie déjà grandement) sont la possibilité de faire des images en vue de dessus et le trépied en mode géant !

Comparé à d’autres marques et par rapport au prix qu’il se vend, il n’y a pas photo ! Ce trépied est le plus qualitatif que je possède. Je n’ai aucune crainte d’accrocher ma chambre photographique dessus. Sachez d’ailleurs qu’il peut supporter jusqu’à 10kg de matériel ! Et le tout, en restant parfaitement stable ce qui explique sans doute qu’il ne pèse pas 1000g hein mais plutôt 2039g. Alors oui, ce n’est pas le plus léger mais c’est loin d’être le plus lourd également. Si c’est le prix de la stabilité, pas de soucis pour moi.

Un code promo 🙂

Si toi aussi, tu veux un trépied multifonction, un trépied avec un rapport qualité-prix imbattable, K&F Concept m’a donné un petit code promo pour vous qui lisez ceci, rien que pour vous !

https://bit.ly/2UHrPUg

10% de code promo : 01FRKF10

La période de validité du code promo : 30 décembre 2021.

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Le « stand development », c’est quoi ?

C’est quoi ?

C’est lorsqu’on développe une pellicule dans une solution très diluée sans effectuer d’agitations (comme tu as pu le voir sur la chaîne Youtube). C’est-à-dire qu’on va laisser le révélateur agir de manière ‘naturelle’ sans intervenir ou presque.

Cette technique est ultra vieille. Elle était déjà utilisée en 1882 par Wratten et Wainwright. Mais c’est surtout avec Eugène Atget et William Mortensen que ce procédé se popularise. Mais pourquoi un tel engouement ? Parce que ce développement lent est simple à exécuter et donne des images pleine de finesse.
Le révélateur le plus connu pour ce procédé est le Rodinal. C’est THE révé pour faire du stand développement. Ici, vous verrez du stand dev avec du Caffenol.

C’est le procédé idéal lorsque vous vous amusez à jouer sur les ISO d’une même pellicule ou que vous souhaitez développer plusieurs pellicules qui n’ont pas la même sensibilité ISO.
Mais qu’est-ce qu’il se passe réellement dans la cuve de développement ? Tout d’abord, il faut bien noter qu’il y a une grande différence avec une révélation classique. La chimie étant moins diluée, le développement va être beaucoup plus rapide (5 à 10min). On va agiter le cuve afin de faire pénétrer le produit rapidement et ne pas risquer le surdéveloppement justement. Dans le stand development, c’est très différent. Les 15 premières minutes, la magie va concentrer ses efforts sur les hautes lumières. Le reste du temps, la chimie va travailler avec minutie révélant tous les petits grains des tons moyens ou foncés pour donner une image très fine 🙂

Quels sont les avantages ?


Comme dit précédemment, le développement est plus doux.
Il est plus simple qu’un développement classique puisqu’il n’y a pas à se soucier d’effectuer des agitations toutes les 30 secondes pendant un temps très limité. On agite au début et à la fin et c’est tout !
Ce procédé est idéal lorsque tu souhaites développer une pellicule inconnue (une marque introuvable, dont tu ne connais pas le process de révélation), perdue dans les placards depuis des années. Ou encore pour toutes les pellicules périmées depuis des lustres !

Et voilà ! J’espère que ce petit article fut instructif pour vous 🙂

Belle journée les gens !

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Test Lomography Fisheye 2 + Giveaway

Miniature Youtube présentant le Lomo Fisheye2, un appareil photo argentique.

Aujourd’hui, je vous présente un nouveau test d’appareil photo. Et pas n’importe lequel ! Le Lomo Fisheye2.

On dit merci !

Avant de commencer cette vidéo, j’ai deux choses à dire. La première, c’est que je remercie chaleureusement Lomography qui m’a offert cet appareil et sans quoi, et bien, je n’aurai pas pu le tester ! Et la seconde chose, c’est que je vous réserve une surprise en fin de vidéo. Alors, comme vous le savez chez Clic, on commence souvent par ce qui nous embête.

Donc, le gros point négatif… vous allez voir, c’est tout bête mais assez agaçant à la longue, c’est… le capuchon de protection de l’objectif qui ne tient pas. Dès que je range l’appareil dans mon sac, lorsque je le reprends, le capuchon n’est plus sur l’objectif. Ce truc bien embêtant peut favoriser les rayures sur la lentille malheureusement. A voir avec le temps. Je pense investir dans un capuchon plus solide et qui tiendra sur l’appareil. Par exemple, chez les Ateliers de Marinette, ils vendent des capuchons pour 1 euro donc ça va, je devrai pas me ruiner pour ce problème facile à résoudre.

La distance de mise au point minimale

Un autre point qui m’a embêté (mais qui n’est pas grave en soi), c’est de ne pas savoir à quelle distance je peux faire mes images. En gros, de ne pas savoir jusqu’à combien de centimètres je peux m’approcher de mon sujet. Alors, j’ai fait des tests. Et d’après mes tests, on peut s’approcher jusqu’à 20cm de notre sujet sans perdre en netteté d’image. Plus près, ça risque d’être flou.

Le système “Lock”

Une chose TRÈS positive et que j’ai grandement apprécié, c’est le système de blocage du déclencheur. Pour le coup, Lomography a eu une super idée de mettre ce tout petit détail en place. Bon, ça m’est arrivé de déclencher dans le vide mais ça, c’est parce que je suis tête en l’air et que j’avais oublié de glisser le bouton sur ‘L’ = ‘Lock’. Autre point que j’ai apprécié tout de suite, c’est sa prise en main. Il est très simple avec un design vraiment sympa. Et sa couleur blanche sera super appréciable cet été lors de mes escapades en nature. Il sera facilement repérable.

Ma vidéo du test de l’appareil, disponible sur YouTube

Les différents modes de l’appareil

Vos images apparaîtront rondes sur votre pellicule. Ce qui est normal pour un fish-eye. Le noir qui entoure l’image correspond (en partie) à l’intérieur de l’objectif. Si vous regardez bien, on peut voir le tube interne de l’objectif fish-eye ce qui est plutôt amusant. Mode “N” mode normal qui shoote à 1/100eme et mode B ‘bulb’ qui permet de faire des poses longues. Bouton MX permet de faire de la surimpression quand on pousse le bouton vers la gauche. On peut faire autant de surimpressions qu’on veut mais bon, au delà de 3, généralement, difficile de lire l’image. Et puis, cela va dépendre de votre exposition et de la sensibilité de votre pellicule.

Le viseur

Un petit outil qui compose l’appareil et qui est fort pratique, c’est son viseur ! Ce dernier permet de voir presque exactement ce que l’on shoote. Je dis « presque » parce qu’il y a forcément un écart entre le viseur et l’objectif. Donc pensez à monter légèrement votre appareil pour assurer un cadrage quasi identique à celui que vous souhaitez. Par contre, il faudra penser à retirer ce viseur lors du rembobinaient de la pellicule, sinon vous risquez de galérer longtemps ! Pour ce qui est des photos au flash, prévoyez un petit écart dans vos clichés pour palier l’ombre déportée du flash due à l’objectif. Je vous laisse voir quelques images. N’hésitez pas à passer voir la vidéo de Thomas App sur ce même appareil. Il avait pour compléter la bête d’un ring flash et cet accessoire a l’air franchement des plus chouettes ! Les résultats avec sont magnifiques !

La vidéo de Thomas App en question

Petit résumé de mon expérience

Si je devais résumer mon test, j’ai vraiment adoré me balader avec cet appareil. J’ai apprécié son côté ludique, signature de Lomography. Ça pousse à la création et à se rapprocher au maximum de ses sujets. Et puis, ça perturbe nos repères et c’est un super moyen de relancer un coup de boost à sa créativité. D’ores et déjà, je sais que je vais le prendre avec moi pour les vacances. Et pourquoi pas acheter un petit caisson étanche ? Je suis sûre que des photos sous l’eau serait bien sympa avec. Et voilà c’est la fin, j’espère que cet article va a plu et j’espère qu’il vous a apporté quelque chose.

La surprise !

Place à la surprise ! Je vous propose de gagner ce jouet, tout neuf, dans sa petite boîte et tout ! Pour cela, rien de plus simple, abonne-toi à la chaîne, like la vidéo et laisse un commentaire. Et pour doubler tes chances de gagner, passe sur Instagram, un concours a lieu aussi

🙂Et voilà c’est la fin de cet article, merci à toutes et tous d’être là depuis mes débuts ou plus récemment. Merci beaucoup ! Et merci encore infiniment Lomography pour ce giveaway

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Est-ce que l’emballage des Babybel est inactinique ?

Bonjour les gens,

Aujourd’hui, on répond à la question d’un abonné : est-ce que l’emballage du Babybel est inactinique ?

Dans la vidéo ci-dessous, vous allez voir les différents tests que j’ai effectués. Afin de savoir si oui ou non cet emballage rouge est inactinique.

Plus tard, nous reviendrons sur cette question d’inactinique. Nous tentant de comprendre comment ça fonctionne et ce que ça veut dire réellement.

Belle journée à vous !

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Interview La Fille Renne, co-créatrice de Polysème

Quand je prends une photo, j’arrête de respirer. C’est ça le secret !

La Fille Renne

Coucou tout le monde !


Aujourd’hui, nouvelle interview ! On va papoter avec La Fille Renne, une belle personne qui va nous partager un petit bout d’elle et de son travail. Cette interview est réservée aux +18 parce qu’on y parle intimité, menstruations, queer et pornographie. Si d’avance, ces sujets ne vous intéressent pas, rendez-vous dans une prochaine vidéo.


La Fille Renne et moi, on est un peu triste des images qu’on va vous montrer de son travail parce qu’elles ne représentent vraiment qu’un petit bout de son oeuvre. On a censuré au maximum pour ne pas risquer de perdre ma chaîne. En effet, les politiques de censure sur YouTube sont très très très strictes et je tiens à mon travail. Sachez que si j’avais 1000 abonné.e.s et que j’étais monétisée, cette vidéo serait immédiatement démonétisée et parfois même les commentaires sont désactivés. C’est tellement injuste ! Cependant, je ne m’étendrai pas sur ce sujet. Mais je trouve ça effrayant, désolant et triste. Cela nous empêche de parler sainement de sujets si importants telles que les menstruations et la sexualité.


Un dernier truc : il est évident mais je préfère le préciser, je surveillerai les commentaires. Tous commentaires homophobes, déplacés ou je ne sais quoi de non constructif, seront supprimés ! Clic ne tolère pas le rejet, l’isolement et encore moins la méchanceté gratuite.


Merci pour votre compréhension.

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Interview Aurélie Raidron

Volontairement, je ne choisis rien qui soit fiable dans mon matériel.

Aurélie Raidron

La présentation

Coucou les gens !

Aujourd’hui, je te présente une nouvelle interview. C’est sans doute la plus longue de la chaîne. Pourquoi ? Parce qu’avec Aurélie, on a « philosophé » photographie. On a du discuter en tout plus de 3h chez moi. Mais c’était passionnant !

Instagram


Avant de vous montrer tout ça, je dois faire un petit point avec vous. Si vous n’avez pas vu mes quelques stories publiées sur Instagram, il y a quelques semaines déjà, juste avant de rencontrer Aurélie, j’avais eu pas mal de critiques négatives (et non constructives !) à la fois sur mon travail personnel artistique mais également sur « Clic Argentique » et comment je gère cet espace. C’était surtout les interviews qui étaient ciblées. Ça m’a évidemment impacté. Je suis un être humain donc j’ai des sentiments comme tout le monde. Je pense qu’au moment de rencontrer Aurélie, j’étais encore un peu remontée par les comportements de ces hommes sur les réseaux sociaux.

Autisme


En outre, Aurélie est une photographe autiste. Clic n’est pas à même de vous expliquer ce qu’est l’autisme parce que ce n’est pas le lieu mais sachez que l’autisme est très différent de ce que l’on peut s’imaginer. Nous employons des termes spécifiques parfois et je m’en excuse. Si vous êtes curieux et curieuse, je vous conseille d’aller faire un tour sur la chaîne d’Alistair qui vous expliquera bien mieux que moi tout ça 🙂


Allez, je vous laisse maintenant avec Aurélie qui va nous présenter son travail et son regard sur la photographie.
Ah oui, j’oubliais ! Y’a une incompréhension au sujet de Clic. Je suis seule à gérer Clic pour information. Lors des interviews, j’ai une personne qui m’aide en prenant des plans supplémentaires et je la remercie tout plein, mais Clic Argentique c’est que moi hein ^^

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Bilan Vlog tirage argentique

Le bilan

Bonjour les gens,

Aujourd’hui, on va faire un petit bilan de cette aventure tirage ! Nous allons voir ensemble ce qu’il est bon de faire et ce qu’il vaut mieux éviter.

Comme vous avez pu le voir, il ne faut pas un matériel fou pour faire du tirage mais on a besoin de quelques bases : un agrandisseur, des bacs de développement, du papier et une lampe inactinique (celle de votre vélo peut faire l’affaire -cf la vidéo en question-). Le reste est un + à ne pas négliger : notamment la fameuse scoponet ! J’ai vraiment galéré sans et je la mettrai presque dans les essentiels à avoir. A contrario, j’estime que la plaque de verre est un + parce que quelques bouts de scotch papier m’ont suffi pour assurer une bonne fixation du papier. C’est une action plus longue mais efficace !

L’importance du temps

Comme nous avons pu également le constater, prendre son temps est ESSENTIEL pour faire du tirage. Si tu t’attends à ‘torcher’ ce genre de pratique en 1h, tu peux oublier. Et ce, même en connaissant par coeur ton matériel, ton papier et tes produits. Il faut accepter d’être lent.e dans cette approche, surtout si comme moi, vous devez apprivoiser un nouveau matériel et un nouveau papier.

C’est en faisant qu’on apprend

Mon seul regret (bien qu’il ne faut jamais avoir de regrets dans la vie !), c’est d’avoir commencé par la photo de la Place Saint-Marc à Venise. J’ai souvent la volonté d’agir avec symbolique et instinct, ce qui me complique souvent la tâche. La preuve en est avec cette image. Il est vraiment préférable de débuter le tirage avec une image « simple ». Qu’est-ce que j’entends par là ? Une image qui aura peu d’informations, peu de changement de lumière. En somme, une image assez uniforme. Par exemple, dans mes 6 images tirées (7 en réalité), j’aurai dû commencer le tirage par celle de la grue (ou ce qui s’apparente à une grue -je ne me souviens plus du nom-). Parce qu’elle est simple dans sa composition et ne possède pas de zones très sombres et de zones très claires qui compliqueraient le tirage.

Soyez simple pour être efficace !

Amusez-vous !

Mon conseil le plus important avant tout ce que je viens de vous dire est le suivant : Amusez-vous ! Car, si vous prenez du plaisir à faire ce que vous faites, votre créativité décuplera et le tirage ne vous fera plus peur. Comme je vous l’ai dit dans plusieurs vidéos, les échecs auront beau être fréquents, apprenez d’eux et félicitez-vous des heureux accidents.

Je vais vous sortir une phrase pourrie ultra connue : «  C’est avec le négatif qu’on développe le positif ». Oui je sais mais elle est assez juste malgré tout 🙂

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Concours One Roll 2019

Le lancement du concours par Poltred

Poltred a lancé un concours photo argentique appelé « one roll ». Le principe est simple. Tu es libre sur la thématique mais tu dois rendre une planche contact et 6 tirages argentiques 13x18cm. Pour être franche, je ne comptais pas y participer jusqu’à ce que je me procure un labo photo (presque) complet. Pour une somme dérisoire en plus. J’ai vu dans ce concours un prétexte pour reprendre le tirage argentique. Ce dernier tel que j’avais pu le voir furtivement en école.

Pourquoi je fais ce concours ?

Avant de me faire mitrailler de commentaires négatifs (et non constructifs), je dois d’abord vous expliquer. Vous expliquer le pourquoi du comment j’en suis venue à vous partager cette expérience.


Pendant 4 jours, du matin jusqu’au soir, je me suis enfermée dans ma salle de bain. Cette enfermement m’a permise de renouer des liens avec le tirage argentique. Cette série de vidéos n’a pas été la plus simple pour moi à monter. Vous allez voir beaucoup d’échecs et ma tête sous un autre jour. Contrairement à tout ce qu’on voit sur la toile (et plus sur Youtube !), je voulais vous montrer une chose important. NON, on arrive pas à « être » photographe sans vivre des difficultés. Tout comme on ne court pas un marathon sans préparation.

Je voulais vous montrer l’envers du décor. Les galères qu’on peut avoir. Les doutes qui nous submergent. Et tout ce qui fait qu’on va essayer de se mêler dans la masse plutôt que de révéler sa personnalité. Par peur des haters. Par peur de toutes celles et ceux qui aiment que les choses restent comme ils les ont toujours connu.

Comme je vous l’ai déjà exprimé plusieurs fois sur la chaîne, je suis issue d’une formation artistique et non photographique. Ce point est très important ! Cela explique également mon approche de la photo et ma manière de vous la présenter ici.

Travailler à l’aveugle ?

Lorsque je me suis lancée dans ce concours, j’ai volontairement fui toutes sources instructives : livres, vidéos tutos et autres. Pourquoi ? Parce que je voulais partir de rien et laisser faire ma mémoire et ses trous noirs. Tout comme lorsque j’achète un appareil photo, je ne cherche jamais le mode d’emploi. Je le manipule dans tous les sens et j’expérimente à fond. Au prix de nombreux échecs et d’images ratées. Je ne dis pas que c’est la meilleure façon d’appréhender le monde mais c’est ma manière à moi de fonctionner. Et si je vous explique tout ceci, c’est pour que vous compreniez l’ensemble de ma démarche dans ces vidéos.

Bien sûr qu’en regardant ces vidéos, j’ai eu envie de me hurler la solution ! De me dire « Mais bon sang que t’es con ! Ouvre tes yeux ! C’est ton domaine et tu sais même pas ça ?! ».

Cette série de vidéos n’est pas tout à fait un tuto sur le tirage argentique même si je vous conseille sur quelques petites choses. Si vous avez besoin de mettre des mots sur tout ce qui va suivre, alors voyez le comme un « vlog ».

J’espère en tout cas que l’ensemble vous plaira. Et vous apportera quelque chose qui, à mon sens, va même au delà de la démarche photographique.

Je vous dis à très bientôt sur la chaîne et, vous savez ce qu’il vous reste à faire 😉

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5 conseils pour l’achat d’un appareil photo d’occasion

Il y a des points très importants à vérifier avant d’acheter un appareil photo argentique d’occasion.

Déjà, c’est bien de commencer par regarder l’état esthétique de l’appareil. « Propre » est généralement synonyme de « bien entretenu ».
Une fois qu’on fait le tour de ça, on peut tourner toutes les molettes afin de bien vérifier qu’elles s’actionnent sans accrocs.
S’il est équipé d’une cellule, il faut prendre le temps de vérifier qu’elle fonctionne bien. Si tu vois que la petite aiguille ne réagit pas, c’est sans doute que la pile est usagée. Cependant, cela peut vouloir également dire que la cellule est morte.

Quand tu ouvres l’appareil, tes yeux doivent en priorité se porter sur les mousses tout autour de l’intérieur. Il faut voir si ces dernières ne sont pas vertes (auquel cas, ça voudra dire que l’appareil a pris l’humidité sévère !). Si les mousses sont un peu écrasées mais semblent aller bien, on peut continuer.

Pour la suite du contrôle, je te laisse regarder la vidéo ci-dessous 😉

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Un projet artistique de A à Z

Le début de l’aventure

Aujourd’hui, j’ai envie de te raconter une belle histoire. Si tu me suis depuis le début, tu auras compris que je suis artiste avant même d’être photographe. C’est pour cette raison que ma chaîne diffère un peu des autres copains youtubeurs qui font de l’argentique. Et c’est pour cette raison que j’avais envie de te partager l’aventure d’un projet artistique de sa naissance à l’exposition.

Les itinerrances des poissons rouges, c’est quoi ?

Ici, tout a commencé par un mail d’appel à projets. Les 10 ans des itinerrances des poissons rouges. Mais qui donc est-ce ? L’association « Les Itinerrances » a été créée en décembre 2010 pour l’organisation de l’événement « Les itinerrances des poissons rouges ». Elle a pour but de promouvoir l’accès à l’art contemporain et plus globalement aux arts vivants sur Valence et ses alentours, par l’aide à la création et la diffusion d’artistes et par l’accès gratuit aux lieux d’expositions en présence de médiateurs culturels.


Le fonctionnement même de l’association et l’hétérogénéité de ses membres permettent une liberté de ton et de choix susceptibles de toucher un large public, tout en mettant l’accent sur la qualité des œuvres présentées. « Les Itinerrances des poissons rouges » ne sont pas seulement une exposition d’art contemporain mais un véritable rendez-vous de cultures contemporaines.
J’avais déjà exposé chez eux 2 fois pour leur festival. Et cette année, j’ai voulu candidater pour leur dix ans avec Blandine Rivière (ma super binôme photo que tu as déjà vu dans certaines vidéos !). Je l’ai contacté et elle m’a dit oui tout de suite. C’est donc ici que tout commence…


Pour les 10 ans du festival, Les Itinerrances ont demandé de travailler autour du thème « 10 ». Blandine et moi tenions à partager notre regard sur les déchets en ville. Au moment de notre réflexion et de nos productions en labo, il y avait une grève des éboueurs dans Lyon et les déchets s’amoncelaient dans les rues. C’est donc tout naturellement que l’idée de photogrammes à partir de résidus de poubelle nous est venue.


On s’est donc retrouvé avec Blandine pour une journée de travail en labo. Tout en produisant, on poursuivait notre réflexion en échangeant nos différentes idées. Et puis on a continué les jours suivants par de nombreux coups de fil et d’échanges de mails. Une fois notre dossier finalisé, Winna Drow était née…Ce personnage fictif peut passer des journées entières à expérimenter de nouvelles techniques autour de sujets percutants tels que l’environnement ou le travail avec l’autre, ceux qui nous entourent.

Le texte explicatif que nous avons écrit avec Blandine


« Pour ce projet, Winna a réalisé des photogrammes de détritus abandonnés sur le sol urbain.La ville de Lyon faisant actuellement face à une grève des éboueurs, les poubelles ne cessent de s’amonceler dans les rues. Cet événement permet aux habitants de réaliser à quel point on amoncelle des déchets. Ces choses sont le plus souvent invisibles à nos yeux, car très vite ramassées, et envoyées en dehors des villes. Mais toutes ces choses que l’on jette, où vont-elles ? Où atterrissent-elles ? Elles finissent bien quelque part sur notre planète ?


Winna Drow souhaite alors nous questionner sur l’impact de ces objets qui, pour la plupart, ont une durée de vie éphémère. Un mégot de cigarette, c’est une clope qui aura vécu seulement quelques minutes. Un morceau part en fumée et l’autre finit le plus souvent par terre.
Sensible à la contemporanéité du monde qui bouge, se salit, s’abandonne et se déshumanise, Winna Drow souhaite s’imaginer dans la peau de ceux qui nettoient la ville ou de scientifiques qui effectuent des échantillons d’un espace pour l’analyser…À son tour, elle occupe l’espace de la rue afin d’en réaliser un compte-rendu poétique en images. »

Le festival à Valence


Comme le festival est à Valence et qu’on vit toutes les deux à Lyon, il a fallu partir à l’aventure ! C’est là que Blandine a fait entrer dans l’histoire, Marie-Hélène Le Ny, une amie photographe pour ajouter un regard et une aide à notre installation. Alors on est partie toutes les 3 avec tout notre matériel pour installer. Arrivées là-bas, on a été super bien accueilli par l’équipe des poissons rouges. Ils ont été adorables en proposant café, croissants et pains choc’ 🙂


Quand j’arrive dans un lieu où je vais exposer, et d’autant plus pour une expo collective, j’ai besoin d’un peu de temps pour m’imprégner des lieux, observer les oeuvres des autres. C’est un petit moment important et indispensable avant de songer au comment du pourquoi du comment on va s’installer. Alors je circule un peu dans le lieu pour le découvrir 🙂 Une fois ce petit cérémonial accompli, on s’est posé face à notre mur dédié et on a posé nos images au sol afin de réfléchir à leur agencement.


Une fois la composition terminée, on s’est attelé à préparer nos supports pour le mur. La difficulté était qu’on ne pouvait pas percer le mur donc il a fallu trouver une alternative. Quand tu montes une expo, il y a toujours des imprévus ou des petites choses qu’il faut réadapter à la dernière minute. Ce n’est pas grave et on s’y fait au fil du temps 🙂 Pour cette expo, on a expérimenté de mettre deux tiges de bois collés à même la photo, puis on a ajouter du velcro avec du mastic colle dans l’espoir que les images tiennent sur le mur. Comme ça pas de trous et on pourra normalement récupérer nos photos sans qu’elles s’abîment.

Le passage à l’impression


Une fois nos photogrammes passés en positif, scannés et retouchés, il a fallu trouver un imprimeur pour préparer au mieux les visuels ! C’est là que j’ai rencontré Arnaud, qui travaille chez APO (Ateliers Photogravures Offset) à Lyon. Ce n’est pas du tout un imprimeur photo hein : cette boîte est beaucoup plus axée sur la com’ et le graphisme. Mais n’empêche que pour notre projet, les supports proposés et les tarifs étaient pas mal du tout ! Comme nous avions scanné et retouché nos images, le format numérique ne posait pas de problème. Il faut vivre avec son temps et tirer bon parti de la technologie non ? 🙂

J’espère que cette aventure t’a plu.

A bientôt pour la prochaine !